Comment diminuer les effets du stress ?

Le stress n’est pas notre ennemi à condition qu’il ne nous submerge pas. C’est une réaction physiologique et normale qui nous permet de réagir face à un éventuel danger. L’oeil perçoit, le cerveau interprète et enclenche un processus de fuite, mobilisant le corps entier. Hans Selye endocrinologue l’avait d’ailleurs nommé « le syndrome d’adaptation » lorsqu’il découvrit son processus physiologique au 20eme siècle. Comprendre et apprivoiser ce mécanisme naturel devient vital pour nous aujourd’hui. De nos jours nous sommes soumis à un stress quotidien qui prends une dimension trop importante à gérer pour notre organisme. Il provient de notre environnement et de notre organisme lui même et a un impact sur notre fonctionnement tout entier nous entrainant malgré nous vers des maladies dégénératives.

Comment mon corps gère le stress ? les travaux d’Hans Selye, médecin canadien (1907-1990), définissent trois étapes successives face au stress : 

>la phase d’ Alerte, lorsque je suis confrontée à une situation stressante, l’hypothalamus prends les commandes, et envois des messagers chimiques (hormones) aux glandes surrénales de liberer dans le sang de l’adrénaline pour nous préparer à l’action, la fuite. 

>la phase de Résistance : lors d’une situation stressante prolongée; la réaction d’adaptation provoque la mise en place d’un processus de résistance pour protéger l’organisme de l’épuisement en mobilisant les dépenses énergétiques. 

>la phase d’Epuisement: l’organisme est débordé car sollicité en permanence, car la phase de résistance se prolonge et s’intensifie. Le corps ne réussit plus à mobiliser les ressources et s’épuise. 

 Aujourd’hui, nous sommes soumis à un stress quasi permanent et face auquel nous ne pouvons pas forcément fuir. La sollicitation excessive des glandes surrénales les fatiguent, on parle alors « d’un épuisement surrénalien » qui perturbe la production d’hormones sexuelles et d’hormones responsables de la gestion du stress. Entrainant une cascades de troubles métaboliques qui affaiblissent entre autres; le système immunitaire. C’est donc un trouble de l’axe Hypothalamo-Hypophyso-Surrénalien qui est en cause et non une fatigue glandulaire en elle même. 


Alors comment faire pour éviter ces effets négatifs ?.


1. L’identifier. 

Mais d’où provient ce stress ? Il existe deux formes principales de stress : le stress aigu qui face à une situation de danger met notre corps en alerte pour fuir, celui-ci est indispensable pour notre survie. 

Et le stress chronique. Et c’est de celui-ci dont il est question. Il est permanent et destructeur il utilise deux hormones : le cortisol et l’adrénaline, Qui utilisées en permanence usent notre organisme, favorisent des maladies chroniques et diminuent toutes les hormones qui nous relaxent (ocytocine, sérotonine..) 

Le stress trouve son origine dans diverses sources : les facteurs peuvent être biologiques, avec la sédentarité, une mauvaise alimentation, des allergies alimentaires. 

Il peut provenir de causes socioculturelles, manque de reconnaissance au travail ou au sein de sa famille, surcharge mentale, manque de soutien, chômage, burn-out etc. 

Mais également de troubles psychologiques; des mauvaises pensées, des mauvais sentiments, un manque de confiance en soi… 

ll varie d’un personne à une autre , car certaines personnes ont une meilleure résistance au stress et d’autres sont complètement submergées par les plus petites situations inquiétantes. Se poser les bonnes questions pour identifier la source de stress et bien connaitre sa capacité à y résister vous permettra de mieux vous préparer. 


2.L’évaluer. En 1967, les chercheurs américains Holmes T. et Rahé R. psychiatres ont publié une échelle permettant d’évaluer le stress (« Holmes-Rabe Social Readjustement Rating Scale » Journal of Psychosomatic Research). Ce test permet de déterminer le total de stress éprouvé en cumulant les valeurs relatives d’effort, connues sous le nom : d’échelle d’unités de changement de la vie, associé à différents évenements. Il est disponible sur internet et peut vous être recommandé par votre Naturopathe pour évaluer votre taux de stress et adapter le suivi.


3.S’armer. Parfois on ne peut pas influer sur la source de ce qui nous stress. la solution est donc de s’armer. De préparer son organisme à résister aux sources externes de stress. Avoir une bonne hygiène de vie et manger sainement pour bénéficier des nutriments indispensables à notre bien être, permet de mieux gérer les différentes phases de stress. 

-On sait qu’une carence en Magnésium potentialise les effets négatifs du stress et que le stress surutilise notre réserve de magnésium. Une supplémentation (au moins 400mg par jour sous forme biodisponible) est donc souvent recommandée. 

-Une alimentation riche en fruits et légumes et en anti-oxydants peut également éviter ce qu’on nomme le stress oxydatif, qui est le stress interne à notre organisme responsable du vieillissement cellulaire.

-Des études récentes révèlent que la prise de Probiotiques aiderait à combattre le stress en agissant sur l’axe intestin-cerveau. Rien d’étonnant quand on sait l’importance de l’équilibre du microbiote intestinal comme régulateur du comportement. 

4.L’apprivoiser.  

Comment faire pour apprivoiser mon stress ?  

Accepter que le fait que le stress est naturel.  

Prendre de la distance, analyser et anticiper une situation : Je sais que cette situation me stress : donc je m’y prépare pour éviter son impact ou je l’évite. Je sais que gérer les tâches ménagères et les enfants en même temps me stress ou travailler en télétravail avec les enfants me stress, donc j’anticipe et je m’organise pour ne pas avoir mes enfants pendant que je travaille.  L’organisation personnelle est une clé pour éviter de se laisser submerger.  

Ou alors : je suis en phase de stress ; « je me pose et je réfléchis : pourquoi suis je stressée ? est ce que cette situation mérite que tout mon corps soit en alerte ? 

Retrouver confiance en soi et se répéter des phrases positives. 

Méditer et prendre du temps pour soi. Surtout en période de stress intense ; examens, surcharge de travail, période familiale difficile… 

Respirer ! quand on est stressé nous avons tendance a bloquer notre amplitude respiratoire. Il est important d’en prendre conscience pour ne pas se priver d’oxygène nécessaire à la détente. Une technique infaillible pour retrouver la sérénité c’est : la cohérence cardiaque, un exercice de respiration simple qui peut être pratiqué en cas de crise de panique ou au quotidien. En respiration abdominale. Elle permet de retrouver un équilibre du système nerveux. 

Consommer des plantes qui relaxent. Mélisse, Matricaire, Verveine, Tilleul sont les plantes qui favorisent la détente et le sommeil.  Des plantes adaptogènes, mais également le CBD en prenant conseil avec un professionnel de santé. 

Régler sa fréquence 

Il existe encore beaucoup d’autres techniques de gestion du stress : comme la sophrologie, l’hypnose ou la pratique d’une activité physique (yoga, marche..). 

Autant de techniques que vous pouvez varier et pratiquer selon votre mode de vie et vos besoins du moment

sub

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